LE SAVIEZ VOUS?

Carlos DI SARLI 

est né en 1903 en Argentine, dans une famille italienne. Après une formation classique, il découvre le tango à 16 ans et compose sa première œuvre « Meditacion ».
En 1927, il crée son premier sextet et dès 1928 il grave ses premiers enregistrements pour RCA.
1939, l’Age d’Or du tango ne pouvait se passer de Carlos DI SARLI !
Son style se définit par la mélodie, la sonorité et les accents sans oublier le chant de Roberto RUFINO dont l’interprétation de « Corazon » est un bon exemple. Il est diamétralement opposé au style de Juan D’ARIENZO « El Rey del Compas ». Il apporte une dimension plus mélodique.
Il est mort en 1960.
Astuce pour reconnaître Di Sarli en milonga
Pour reconnaître Carlos Di Sarli en milonga, il suffit de repérer...
 Les cloches de Di Sarli au piano, souvent en fin de phrase ou dans les transitions.
 Son style lyrique et sentimental avec les violons au premier plan.
 Son rythme lent, avec 2 accents forts par mesure.
 Le mélange ensorcelé bandonéons-violons jouant la mélodie ensemble.
 L'absence de solos en général.
 Son final: 1er accord avec tout l'orchestre, le second plus faible et brillant au piano.

CORAZON Tango de 1939
MON CŒUR
Mon cœur, tu me soutiens ...
Mon cœur, pourquoi pleures-tu ?
Ne vois-tu pas que suis en train de mourir De cette peine, à ton rythme.
Si tu sais que déjà elle ne m’appartient plus, Qu’à d’autres bras elle s’abandonne,
Ne meurs pas tout de suite,
Sois patient comme moi.
Donne-moi ton battement
Car je veux arracher
Cette fleur d’oubli
Qu’elle a posée
Sur ma douleur.
Mon cœur,
Ne l’appelle pas
Et ne l’implore pas non plus,
Car de tes amours
Tu n’as jamais reçu
Une telle humiliation.
Je crois en Dieu
Et je sais que la vie avec ses détours La ramènera, à genoux,
A ma porte
Pour me demander pardon.
A son retour, tu verras bien
Que la confiance suit ses pas,
Que mon espérance n’est pas folle, Que je ne l’ai pas pleurée en vain. Alors j’aurai sur ma bouche un baiser Pour son repentir
Et dans mes mains les caresses
Qui lui accorderont le pardon.
Mais si elle ne vient pas
Moi je ne veux plus vivre !
Et dans ma triste nuit
Sans un reproche
Je saurai mourir ...

Musique : Carlos DI SARLI Paroles : Hector MARCO
Carlos DI SARLI, « El Senor del Tango »

écris et traduit par Andrée Botta 





Guillermo BARBIERI 

Guitariste, chanteur, auteur, compositeur.
Barbieri avec Carlos Gardel
Né à Buenos Aires le 25/09/1894
Mort à Medellin (Colombie) le 24/06/1935
Passionné de guitare dès son plus jeune âge, il composa non seulement un
grand nombre de tangos mais aussi de la musique folklorique.
En duo ou en trio, il donnait des concerts dans de petites salles jusqu’au
jour de 1919 où il se produisit devant Carlos GARDEL qui va l’engager.
Il l’accompagnera jusqu’en 1925 où Gardel partit en Europe pour une
tournée.
En 1926, au retour de GARDEL, il le rejoindra et participera à des tournées
en Europe jusqu’à Octobre 1931.
En 1934, GARDEL rappelle ses deux guitaristes pour qu’ils le rejoignent à
New York et ils continueront de se produire jusqu’à la tragédie de Médellin.
L’avion dans lequel se trouvaient GARDEL, ses deux guitaristes et son
parolier Alfredo Le Pera entra en collision avec un autre avion au moment du
décollage.

Les compositions les plus remarquables de Guillermo Barbieri qui ont été
connues à travers les interprétations de Carlos Gardel : les tangos " Anclao en
París ", " Barrio viejo ", " Besos que matan ", " Cruz de palo ", « Dicha pasada
», « La novia ausente », « El que atrasó el reloj », «Preparer p'al domingo», «
Pobre amigo », « Pordioseros », « Quejas del alma », « Recordándote », «
Resignate hermano » (en collaboration avec José Ricardo ), « Se llama mujer »,
« Tierra hermana », « Tus violetas », « Viejo smoking »; et les valses: «Rosa de
otoño», « Tu vieja ventana » et « Alicia ».
Plus de la moitié de ses nombreuses compositions était pour Carlos GARDEL
mais plusieurs ont également été des succès joués par les meilleurs orchestres de
tango de la période. Guillermo Barbieri mérite à juste titre d'être considéré
comme l'un des noms les plus importants du tango.

BONHEUR PASSÉ  - DICHA PASADA

Tango de 1926

Hier quand je t’ai vu si fière
Te promener avec lui qui fut mon rival,
J’ai pensé à ces quinze printemps
Ce qui a donné plus de beauté à ton regard.
Mais aujourd’hui tu n’es plus la même qu’avant
La lumière qu’il y eut dans tes yeux s’est éteinte,
Il y a une amertume sur ton visage
Que personne ne peut reconnaître comme moi.
Et bien que tu me nies avoir souffert
Moi je sais bien que tu as vécu
Mille heures d’angoisse
Et que dans ton sein sont restés
Les bonheurs d’autrefois
Comme des roses fanées ...
Si pour un autre homme tu m’as quitté,
Je ne veux pas te reprocher
Le mal que tu as voulu me faire.
Tu es femme et je te pardonne
Car finalement par ton abandon
Tu m’as rendu plus heureux.
Moi je suis comme l’abeille, je vole libre
Et mon âme va en quête d’un autre amour,
Alors quand j’ai besoin d’un peu de consolation
Il y a une autre femme qui l’apporte à ma vie.
Et puisque me mépriser fut ton choix
Plus jamais je ne reviendrai auprès de toi.
Je te traite comme tu as su me traiter
Et tout ce passé je l’oublierai.

  • La 1ère version a été gravée en 1926 par Gardel avec les guitares de
  • G.Barbieri et José Ricardo.
  • En 1958, Osvaldo PUGLIESE avec le chanteur Miguel Montero.
  • En 1961, Juan D’ARIENZO et le chanteur Horacio Palma.
  • En 1965, Anibal TROILO et le chanteur Tito Reyes.

  écris et traduit par Andrée Botta